Performances / Enregistrements

Critiques

Un public qui, dès les premières mesures de la Passacaille, s’est tenu sur le bout de son siège pensant peut-être, comme celui qui écrit ces lignes, que cette fantastique interprétation devrait servir de référence pour de nombreuses années. Il faillait voir Stéphane Tétreault faire corps avec son violoncelle comme si tous deux dansaient un ultime tango.
Martin Prévost – pieuvre.ca (Août 2017)

 

Ce Chostakovitch était tellement juste, dès le 1er mouvement, avec des notes tenues idéalement longues et jamais sautillantes, un appui parfait, mais aussi saisissant dans l’approche du début du 2e mouvement sans vibrato. Le jeu de Stéphane Tétreault est différencié, ce que confirment la cadence et le respect des nuances, par exemple dans les successions de pizzicatos.
Christophe Huss – Le Devoir (Avril 2017)

 

Seul dans l’arène, Stéphane Tétreault a occupé la scène avec beaucoup de sensibilité.
Christophe Huss – Le Devoir (Janvier 2016)

 

Stéphane Tétreault a eu droit à une longue ovation bien méritée après avoir pleinement démontré que sa réputation de prodige était loin d’être surfaite. Stéphane Tétreault est vraiment un prodige, un prodige qui s’exécute avec une précision chirurgicale.
Luc Bélisle – Le Courant (Août 2016)

 

Stéphane Tétreault confirme son immense talent d’interprète comme de technicien. Il apporte une dimension insoupçonnée à l’Arpeggione de Schubert et au Divertimento de Haydn et, tout en se permettant quelques maniérismes, atteint la maturité de ses plus illustres aînés dans la Sonate op. 38 de Brahms.
Claude Gingras – La Presse (Novembre 2015)

 

Haydn, Schubert et Brahms
Stéphane Tétreault et Marie-Ève Scarfone se suivent et se complètent très bien sur ces vagues incessantes, imprévisibles mouvements d’une musique qui s’abandonne totalement dans un chant libéré de toute contrainte. C’est ça, Schubert ! Et c’est lorsque notre regard ne se pose plus sur l’artiste, mais sur la musique elle-même, que l’on se rend compte de l’immense talent du violoncelliste. Cette façon de chanter chaque note, de sublimer le temps d’une mesure, de ralentir une cadence pour en faire surgir une émotion… c’est du grand art. Probablement la plus belle version de l’Arpeggione que nous ayons entendue jusqu’à ce jour et pour bien longtemps…
René-François Auclair – La Scena Musicale (Octobre 2015)

 

Après un été passablement occupé, le jeune violoncelliste Stéphane Tétreault nous offre cette nouveauté qui fera bien des heureux. En tandem avec la pianiste Marie-Ève-Scarfone, une autre «étoile» à surveiller, les interprètes s’affichent pour un hommage à Vienne. Après deux écoutes attentives, nous avons retenu la qualité du phrasé, le jeu souvent majestueux et l’évolution musicale du violoncelliste. Avec panache, mais pas trop, il dialogue de façon soutenue avec la pianiste tout en faisant ressortir la «fluidité du texte». Allez, encourageons l’art de demain.
Christophe Rodriguez – Journal de Montréal (Septembre 2015)

 

Stéphane Tétreault a d’emblée joué Haydn avec beaucoup de subtilité. Ses attaques étaient très finement dosées. L’Arpeggione était tout aussi positivement surprenante : légère et chantante, jamais enlisée dans une fausse contemplation. La transition entre le 2e et le 3e mouvement était un pur bijou, une sorte de digression de l’archet, qui coulait de source.
Christophe Huss – Le Devoir (Août 2015)

 

Le Concerto pour violoncelle d’Elgar a acquis sa popularité notamment en raison de la violoncelliste Jacqueline du Pré. La Britannique en a fait des interprétations fabuleuses, et ses enregistrements du Concerto se sont vendus à grande échelle, dépassant le monde de la musique classique. Le soliste en résidence du Métropolitain pour la saison 2014-2015 s’attaquait donc à ce monstre sacré. Et on peut dire qu’il s’en est très bien acquitté! En plus d’avoir un vibrato ample et une sonorité riche et précise, Tétreault a un jeu très expressif qui convient parfaitement à l’œuvre. Toutes les possibilités du violoncelle sont exploitées dans cette pièce, et Tétreault réussit à bien les rendre. Ce chef-d’œuvre post-romantique, à la nostalgie prenante, a été interprété de manière grandiose par l’OM et son soliste.
Benoit Bergeron – RReverb (Avril 2015)

 

Tétreault et son violoncelle font le concert
Qu’on le veuille ou non, Stéphane Tétreault a encore une fois volé la vedette du concert dont il était le soliste. Le jeune violoncelliste traversa ces 22 minutes avec l’autorité d’un artiste aguerri. Il fournit une prestation de très haut niveau et continuellement inspirée, avec un son toujours nourri, depuis les profondeurs de l’instrument jusqu’au suraigu.
Claude Gingras – La Presse (Décembre 2014)

 

Orchestre Métropolitain : Enlevant Tchaïkovski
Nommé plus tôt cette année « soliste en résidence » du Métropolitain, le violoncelliste prodige Stéphane Tétreault interprétait les Variations sur un thème rococo de Tchaïkovski. Le jeu inspiré de Tétreault nous a fait découvrir une profondeur insoupçonnée à cette pièce pourtant légère. La sonorité riche et pleine de son Stradivarius remplissait la Maison symphonique. Que ce soit dans les moments plus calmes ou les passages plus agités, il sonnait toujours juste et précis, et ses attaques étaient très efficaces. Il a interprété les cadences ardues et originales de brillante manière, toujours bien appuyé par l’Orchestre et le chef Kensho Watanabe.
Benoit Bergeron – RReverb (Décembre 2014)

 

Festival de Lanaudière: Stéphane Tétreault, héros de la soirée
Le centre d’attraction de ce programme Richard Strauss était cependant le jeune violoncelliste Stéphane Tétreault, dont le nom avait certainement compté pour beaucoup dans le chiffre d’assistance, évalué à 3000 personnes. Le concert entier fut une très belle réussite, mais ce qu’on en retient d’abord, c’est le Don Quixote de ce jeune musicien.

L’étonnement est complet. Cette série de 10 variations descriptives exige non seulement une immense technique de violoncelle mais aussi beaucoup de personnalité, le soliste devant incarner le héros de Cervantes qui, s’il est à la fois idéaliste et irraisonné, reste plus touchant que ridicule. Abordant cette oeuvre pour la première fois, Stéphane Tétreault en a donné, à 21 ans, la réalisation d’un maître aguerri.

Bien que ce génial garçon se montre un peu gauche dans sa présentation, projetée sur grand écran, on devine déjà que cette oeuvre, il la comprend. Lorsqu’il s’y abandonne, fixant le ciel ou penché sur son fameux Stradivarius qui fait corps avec lui, il devient, pour ainsi dire, Don Quichotte, avec toutes ses contradictions et ses hallucinations. Les dernières pages, où le violoncelle s’éteint en même temps que meurt notre héros, furent absolument troublantes.
Claude Gingras – La Presse (Juillet 2014)

 

Le violoncelliste Stéphane Tétreault et la pianiste Marie-Eve Scarfone, font sensation. A 20 ans, Stéphane Tétreault a toutes les qualités d’un grand musicien : le sens du chant, une virtuosité incontestable, la construction réfléchie de l’œuvre, une large palette de couleurs sonores… tout cela est dominé par une profondeur surprenant pour son jeune âge. Il n’est donc pas étonnant que dès les premiers morceaux (Divertimento en ré de Haydn arrangé par Gregor Piatigorsky) il recueille des applaudissements plus que nourris. De ce classicisme viennois il passe au romantisme de Brahms avec Sonate no 1 en mi mineur, où la gravité et la maturité dans son expression nous étonnent encore, notamment dans des passages calmes avec un piano ou un pianissimo d’une grande profondeur. Dans la Sonate en sol mineur de Rachmaninov, c’est l’éclatement de sa virtuosité, mais sans qu’il ne tombe uniquement dans une technicité fulgurante. Sa complicité avec Marie-Eve Scarfone – musicienne accomplie elle aussi – contribue à créer des moments musicaux impressionnants et inoubliables.
Victoria Okada – ResMusica (Juillet 2014)

 

Carte Blanche à Stéphane Tétreault au Festival Classica
D’entrée de jeu, et afin de dissiper tout malentendu, si le coup d’archet de Stéphane Tétreault est bouleversant et nous élève sur les plus hauts sommets de l’art, Marie-Ève Scarfone est une artiste accomplie et sensible, dotée d’une forte technique pianistique. Ils forment un duo impressionnant, pianiste-virtuose et violoncelliste inspiré qui affichent une parfaite adéquation, une aisance dans l’exécution et une complicité totale sur scène.

Dès les premières notes du Divertimento de Joseph Haydn, les deux musiciens donnent un aperçu de leur savoir-faire. C’est un plaisir de les voir jouer, un plaisir vite partagé par l’assistance nombreuse. Les chauds applaudissements qui font suite à la pièce de Haydn ne trompent pas. Ils sont sincères et viennent du coeur.
Jacques Hétu – ResMusica (Juin 2014)

 

Le moment fort de l’année pour l’OSTR
Pour sa première prestation avec l’OSTR, on peut dire que le tout jeune violoncelliste Stéphane Tétreault n’a pas raté sa chance de créer une bonne première impression. Il a comblé d’aise le public trifluvien avec une interprétation exceptionnelle du concerto pour violoncelle op. 104 d’Antonin Dvorak dans le cadre du premier programme de 2014 pour l’orchestre trifluvien samedi soir.

Faisant littéralement corps avec son instrument, il a joué habité, avec une intensité que trahissait son expression physique exhubérante du début à la fin de ce concerto. L’oeuvre explore tout le spectre de l’intensité sonore et Tétreault l’a jouée avec énormément de nuances sans jamais y perdre en passion. Et comme l’oeuvre est touchante, on a senti que les musiciens de l’orchestre partageaient cette intensité. Même qu’une complicité manifeste a uni Tétreault au premier violon solo de l’orchestre, Marie-Josée Arpin, complicité nourrie par des regards et des expressions qui n’ont pas échappé au public.
François Houde – Le Nouvelliste (Février 2014)

 

Le virtuose donnait l’impression d’être un gamin en train de jouer un tour, avec un sourire contagieux et une étincelle au regard. Non seulement, il semblait ne faire qu’un avec son instrument, mais la complicité entre Stéphane Tétreault et la pianiste était remarquable, tout deux se regardant et donnant l’impression que l’opération était d’une facilité enfantine, ce qui donnait presque envie de jouer avec eux.
Élisabeth Dugas – WKND 91.9 FM (Octobre 2013)

 

Stéphane Tétreault et Louise-Andrée Baril sont constamment en communication, en communion musicale, pour être plus exact. Constamment, soit du début à la fin du concert. Tétreault, lui, fait corps avec son instrument. Il respire, bouge et agit comme en symbiose avec son violoncelle. Or, on est saisi, pris par cette implication musicale. De plus, l’intensité et la qualité de présence de l’artiste impressionnent. Très expressif par son visage, on est aussi pris par le jeu et la musicalité fine, forte, nuancée de l’artiste. Douceur, intensité, force, on passe par toutes les émotions musicales avec cet artiste, selon les passages des différents mouvements des pièces du concert. Soulignons le bonheur ressenti face au plaisir musical tellement évident de ces deux artistes complices qui donnaient le meilleur d’eux pour servir au mieux les pièces au programme. Et ce, en dépit d’une canicule de juillet bien forte. Oui, ce fut une soirée mémorable !
Jacques Leclerc – info-culture.biz (Juillet 2013)

 

Festival de Lanaudière: Tétreault éclipse tout
En même temps qu’il y faisait ses débuts, Stéphane Tétreault a été sans discussion possible le héros du concert monté au Festival de Lanaudière en hommage au centenaire de Benjamin Britten. La direction lui avait confié la rare Symphony for Cello, dont l’immense Rostropovitch fut à la fois le destinataire, le dédicataire et le créateur en 1964.

L’expression qui se lisait sur son visage et l’expression qu’il donnait à la sonorité de son violoncelle se confondaient en une seule et même réalité absolument troublante. Comme devenu quelqu’un d’autre, transfiguré par la musique, Stéphane Tétreault a porté l’oeuvre de Britten à un degré d’éloquence que Rostropovitch lui-même n’a pas tout à fait atteint. À 20 ans, cela fait peur. Parce qu’en plus de jouer le Britten comme personne, le garçon en parle avec à la fois la plus profonde introspection et les mots les plus quotidiens.
Claude Gingras – La Presse (Juillet 2013)

 

Remarquables débuts du jeune violoncelliste québécois Stéphane Tétreault
La maturation musicale et instrumentale de Stéphane Tétreault est plus qu’encourageante. L’expérience glanée en un an dans l’exercice du dialogue avec orchestre et la maîtrise sonore de son glorieux instrument sont même sidérantes.
Christophe Huss – Le Devoir (Juillet 2013)

 

Saint-Saëns & Tchaikovsky
Déjà grand violoncelliste et grand interprète, le prodige de 19 ans tire de son précieux instrument les nuances les plus fines et y déploie la plus entière virtuosité. L’étonnante variété qu’il apporte aux célèbres Rococo surpasse ce qu’y ont vu des violoncellistes plus expérimentés
Claude Gingras – La Presse (Septembre 2012)

 

Pénétrant de plus en plus les immenses ressources de son fameux Stradivarius, le génial garçon de 19 ans livre le Franck comme s’il avait été effectivement conçu pour le violoncelle, alors qu’il l’a été pour le violon. Même chose pour la Méditation de Thaïs, qu’il fait surgir du coeur même de l’instrument.
Claude Gingras – La Presse (Août 2012)

 

Au NEM : Prévost : présence
Ayant centré ce concert sur la relève, le NEM avait confié la partie soliste au très jeune Stéphane Tétreault. En 12 ans, l’oeuvre a traversé tout un monde. Si la première exécution laissa une bonne impression, il semble que, dans le grand geste et la grande sonorité du jeune et génial Tétreault, l’oeuvre se soit enfin révélée dans toute sa troublante dimension, comme quelque violent combat intérieur. Cette mémorable fin de concert éclipsa tout ce qui précédait.
Claude Gingras – La Presse (Avril 2012)

 

Concerts classiques – Trois (grands) vainqueurs
Je dois avouer que j’avais peur pour Stéphane Tétreault. Le Dvorak? Déjà? Stéphane Tétreault l’a affronté avec force, assurance et poésie. Avec même des moments de grâce dans les passages molto espressivo du 1er volet. Décrispé concernant sa gestion du vibrato, le jeune Québécois a livré une prestation très sûre et inspirée…

L’ovation monstre qui salua cette émouvante confession musicale a dû aller droit au coeur de Yuli Turovsky, son professeur, et de sa mécène, tous deux présents dans la salle.
Christophe Huss – Le Devoir (Avril 2012)

 

Stéphane Tétreault bien entouré!
Stéphane Tétreault et son nouveau violoncelle acclamés à la Maison symphonique, par 2000 personnes. Se présentant en chemise, le jeune musicien joua de mémoire le Dvorak qui, hier soir, atteignit la durée record de 45 minutes, durée qu’il faut attribuer aux nombreux rallentandos dont il alourdit son discours. Stéphane Tétreault a tout d’un grand violoncelliste: la technique, la sonorité, la justesse, la musicalité. Il a joué son Dvorak trois soirs de suite cette semaine: c’est beaucoup pour un garçon de 19 ans.
Claude Gingras – La Presse (Avril 2012)

 

Une prestation révélatrice et émouvante d’un déjà grand musicien québécois de 17 ans
Loin du simple élève doué, Stéphane Tétreault est déjà un sacré personnage. Il fait corps avec son instrument et semble l’entraîner dans une farandole musicale. Le son est nourri, de même que le vibrato. L’intensité sonore persiste même dans les nuances infinitésimales. L’esprit des variations y est aussi, par exemple l’humour léger de l’Andante grazioso. Stéphane Tétreault, artiste généreux, que l’on sent en pleine efflorescence, est sur une voie qui peut lui permettre de tout espérer. Maxim Vengerov fut pour son cadet un chef attentif, les deux se rejoignant dans une coda endiablée, prolongée par un rappel amusant et efficace, spécialement écrit pour l’occasion par Airat Ichmouratov. Yuli Turovsky, dans la salle avec son épouse (qui s’est cassé le bras), a dû apprécier la performance de son élève.
Christophe Huss – Le Devoir (Octobre 2010)

 

Le véritable héros de la soirée fut le très jeune violoncelliste Stéphane Tétreault, élève de 17 ans de M. Turovsky entendu l’été dernier à la Maison Trestler. Il traversa, et de mémoire, les très difficiles Variations sur un thème rococo de Tchaïkovsky avec la technique, l’assurance, la musicalité et la justesse d’un musicien aguerri. Il fallait observer le silence de la salle dans la redoutable cadence qui précède la belle sixième variation en mineur…
Claude Gingras – La Presse (Octobre 2010)

 

Trestler: soirée de découvertes
… c’est de révélation qu’il faut parler à propos du jeune violoncelliste Stéphane Tétreault, et d’autant plus que celui-ci montre des qualités plus frappantes encore et ce, à 17 ans. Ce garçon est manifestement né pour jouer du violoncelle. Il étreint l’instrument comme un être aimé, il semble très loin de tout pendant que l’archet glisse sur les cordes et, en même temps, le contrôle instrumental est absolu. Quelques très légers problèmes disparaissent devant le résultat final, qui est prodigieux. La profondeur du son est déjà, à 17 ans, celle d’un violoncelliste de carrière. De même, l’imagination. Ainsi, dans la Sonate de Debussy, Stéphane Tétreault souligne à gros traits certains effets indiqués. Bien que le compositeur n’en demande pas tant, le résultat a quelque chose de rafraîchissant. Autre sujet d’étonnement : la maturité et le lyrisme que le débutant montre dans la première Sonate de Brahms. Le chant qui s’élève du violoncelle au tout début va droit au cœur.
Claude Gingras – La Presse (Juillet 2010)

Jacques Ibert Henriette Renié Henriette Renié Johan Halvorsen / G. F. Haendel Franz Schubert
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