28 novembre 2017
Critiques / Quoi de neuf

L’Orchestre Métropolitain à Cologne: Stéphane Tétreault, bouleversant héros d’une soirée inoubliable

Caroline Rodgers, Ludwig van Montréal

Parmi les nombreuses fonctions d’une tournée, il y a celle, importante, de fabriquer pour nous des souvenirs. Le plus indélébile de ce concert à la Kölne Philharmonie (Cologne), hier soir, sera celui de Stéphane Tétreault, si bouleversant dans le Concerto pour violoncelle d’Elgar qu’il nous a fallu un jour complet pour s’en remettre.

Encore une fois, le public allemand a offert à l’Orchestre Métropolitain et à son chef un accueil enthousiaste, avec de longs applaudissements obligeant les solistes à revenir plusieurs fois sur scène. Le mot « triomphe » nous vient évidemment à l’esprit, mais avec encore cinq concerts devant nous, si la tendance se maintient, on craint un peu de manquer de superlatifs pour les suivants.

C’est un défi que de trouver les mots pour décrire l’émotion ressentie d’entendre et de voir d’aussi près Stéphane Tétreault dans son interprétation passionnée du Concerto pour violoncelle d’Elgar, en ces lieux. La richesse, la maturité et l’intensité de son jeu sont telles qu’on se sent inévitablement transporté avec lui, dans un moment unique qui restera inoubliable.

Il y a, bien sûr, aussi, un tel sentiment de fierté de le voir arrivé là que tout se mélange : émerveillement devant sa capacité à être tout entier dans la musique, sa concentration absolue, son attention pour tout ce que fait l’orchestre, sa communication avec Nézet-Séguin, et l’incrédulité, pour moi, d’avoir le privilège de vivre cet événement.

Longuement acclamé, il reviendra saluer quatre fois.

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