20 février 2019
Critiques

Tchaïkovsky & Tétreault : moments de grâce

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Marc-Yvan Coulombe, Les ArtsZé

En entrevue avec Les ArtsZé, il y a quelques semaines, le violoncelliste Stéphane Tétreault trépignait à l’idée de retrouver l’Orchestre de chambre McGill avec lequel il s’était produit, alors qu’il était à peine âgé de 12 ans. Plus encore, il allait rejouer les Variations sur un thème rococo de Tchaïkovski avec lesquelles il avait alors fait grande impression. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le musicien a de nouveau comblé le public avec son interprétation spectaculaire de ce morceau de bravoure. Rappelons que l’oeuvre comprend un thème principal suivi de sept variations jouées sans pause, excepté entre le dernier mouvement lent et le final. Autrement dit, le soliste doit maîtriser huit styles et les jouer pratiquement sans interruption. Non seulement Tétreault relève brillamment ce défi, mais ses sourires enfantins donnent parfois à penser que les innombrables difficultés de la partition l’amusent !

Cela dit, l’autre temps fort de la soirée s’est produit dès l’ouverture du concert, alors que le violoncelliste joua, toujours sous la direction de Boris Brott, une oeuvre du père de ce dernier, Alexander Brott (1915-2005). Arabesque qui fut d’abord intitulée Rhapsody, a d’ailleurs été interprétée pour la toute première fois en public par l’épouse du compositeur, la violoncelliste Lotte Brott. Vraisemblablement heureux de partager l’héritage musical de la famille Brott, Tétreault a livré une captivante interprétation de cette oeuvre flamboyante en un seul mouvement Allegro moderato qu’on ne demande qu’à réentendre en concert ou sur disque. Ajoutons que la sonorité du violoncelle Stradivarius 1707 dont joue Stéphane Tétreault est prodigieuse !

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